Hollande II, la suite... Palme d'or de l'austérité pour ce très mauvais film Le déroulement est parfaitement orchestré : mercredi 15 mai, grand oral devant la Commission européenne, et le lendemain conférence de presse de l'an II du quinquennat. Hollande a commencé son mandat en mettant ses pas dans ceux de Sarkozy, en faisant adopter le TCSG que son prédécesseur avait négocié avec Angela Merkel, en actant l'austérité automatique, obligatoire et à perpétuité. Il entame sa deuxième année en confirmant qu'il va bien mettre en œuvre les contre-réformes libérales prescrites par la Commission européenne.Il fanfaronne : « En France, nous avons engagé des réformes de compétitivité et nous allons continuer, non parce que l'Europe nous le demanderait mais parce que c'est l'intérêt de la France ». Il a en partie raison. Si ce n'est que les réformes sont faites non dans « l'intérêt de la France », ce qui ne veut absolument rien dire, mais bien dans celui du patronat et des classes dominantes. Cette Europe des patrons et de la f |
Edito : ils ne l'emporteront pas au paradis ! Crédit Photo:
Photothèque Rouge/Franck Houlgatte
À la veille d'un Conseil européen traitant de l'évasion fiscale, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a voulu se montrer ferme contre les fraudeurs. Dans une interview donnée au Parisien, il est revenu sur le projet de loi du gouvernement qui sera présenté au Parlement dans quelques semaines. « Il n’y aura ni amnistie ni cellule de régularisation [des fraudeurs]. Il doit y avoir un processus transparent, de droit commun, leur permettant de se mettre en conformité avec la loi. Il n’y aura donc aucune disposition dérogatoire ». Et Pierre Moscovici, le grand argentier, d'en rajouter : « La finalité n'est pas de faire un cadeau aux exilés ».
Les deux ministres font mine de bomber le torse, mais la baudruche se dégonfle bien vite. Ce dont il est ici question, ce n'est pas de prendre les mesures autoritaires pourtant nécessaires afin de récupérer les 60 à 80 m |
Bangladesh : la responsabilité des grandes marques Crédit Photo:
Faujour
L’onde de choc internationale provoquée par l’effondrement du Rana Plaza, le 24 avril dernier, a suscité un vaste mouvement de solidarité.Le nombre de morts recensés à la suite de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh s’élevait le 15 mai à 1 127, au moment où les autorités achevaient les fouilles des décombres de l’immeuble industriel. Pour prendre la mesure humaine du drame, il faut encore tenir compte des très nombreux blessés – dont certains vont mourir – et des conséquences pour les familles qui, souvent, perdent avec leur fille, ouvrière dans les ateliers textiles, leur unique source de revenu salarial.
La loi contre les firmes ?Par son ampleur, la catastrophe industrielle du Rana Plaza a provoqué une onde de choc mondiale. Outre celles de l’État et du patronat bangladais, elle a mis en pleine lumière la responsabilité des grandes marques étatsuniennes ou européennes du |
Jean-Michel Krivine (1932-2013) : chirurgien militant et internationaliste Jean-Michel avait de l’humour et pour passion le violon. Dès 1948, quand il a adhéré au Parti communiste français (PCF), il a animé des chorales révolutionnaires et continué sans désemparer, y compris lors des universités d’été de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il lui arrivait de perdre un peu de son humour quand des choristes suggéraient de moderniser le répertoire ; il restait très attaché aux traditions du mouvement ouvrier. Il avait du courage, ainsi qu’en témoignent ses séjours dans les maquis vietnamiens ou thaïlandais. Il avait participé à des événements de grande ampleur, comme le Tribunal Russel contre les crimes de guerre au Vietnam ; il ne rechignait pas pour autant devant les tâches militantes les plus obscures : jusqu’à la fin, il consacré sont attention à la correction des articles publiés dans la revue Inprecor.
Jean-Michel préférait la vérité, fut-elle tristement banale, à la légende, fut-elle politiquement correcte |